Notre histoire

Où tout cela a commencé

L’histoire a commencé en 1984 par un gîte-auberge, dans la forêt de St Hugon située dans le massif de Belledonne. Nous proposions une restauration saine à base de produits frais et maison ; une ferme louée à proximité permettait ainsi d’approvisionner le restaurant. A partir de 1987, les céréales, les légumes et l’huile étaient déjà en bio. Nous connaissions bien Patrick Le Port, fondateur de La Boulangerie Savoyarde, qui nous fournissait en pain bio depuis le village d’Ecole en Beauges. Nous faisions le jardin, l’élevage, la transformation, alors pourquoi pas… notre propre pain ? ! L’aventure pouvait commencer…

Notre rencontre avec Jean-Charles Pichard a été déterminante. Militant de la première heure du mouvement bio, il passe sa minoterie en 100% bio et devient ainsi le premier moulin bio français. Héritier d’une tradition familiale (son fils Stéphane est la 6ème génération de minotier !), soutien de Nature & Progrès, précurseur dans l’achat aux producteurs du sud-est….

Dès 1990, il nous a été proposé de nous installer au marché Hoche en tant que Boulanger-Pâtissier. Débuts épiques ! Pétrissage à la main, four à bois alsacien, levain maison suivant les recettes de la revue “Les 4 saisons du jardinage”,… mais déjà le plaisir sans cesse renouvelé de sortir un joli pain du four ! 

 

L’apprentissage “sur le tas” nous a ouvert toutes les portes pour essayer, innover, créer. N’avoir aucune formation dans le domaine a toujours été pour nous un avantage et une liberté. Tout a progressé petit à petit : l’organisation, le matériel, le savoir-faire. Mais nous avons toujours gardé cette envie de d’évoluer. Il est vrai que le domaine est sans limite. Ainsi, peu à peu, en parallèle du restaurant que Nadine tenait, la boulangerie Le Pain de Saint Hugon est née. Du fait de cette double activité, nous avons développé de concert, tout en bio, le pain et le traiteur.

Alors Le Pain de Saint Hugon a participé, en tant que traiteur, à beaucoup de salons bio sur l’hexagone : Marjolaine en 1997, Rouffach puis Colmar, Primevère à Lyon depuis plus de 17 ans, Naturissima (depuis 1991)… Le temps passant, nous ne participons plus qu’aux événements ayant une éthique en relation avec cette notion alternative et sociale du bio. Nous sommes ainsi présents depuis la première heure au Festival de l’Avenir au Naturel à l’Albenc (38), à la foire bio de Montfroc près de Sisteron (26). Cet investissement et savoir-faire en restauration et traiteur bio nous conduit vers une réflexion sur une action possible dans la restauration collective (écoles, collectivités).

 

Nos labels 

Nos valeurs

Agriculture Biologique :

 

 Nature & Progrès :

 

Au début des années 2000, nous livrions tout le réseau de la distribution bio de Grenoble et quelques épiceries fines (10 points de vente au total). Au bout de quelques années, l’éloignement avec la forêt de Saint-Hugon nous a convaincu de diminuer l’activité ; nous nous sommes finalement appliqué à nous-mêmes la notion de “décroissance raisonnée“.
Nous sommes revenus à une équipe de base de 3 personnes (au lieu de 8 à Grenoble), et à partir de 2009, nous avons décidé de ne faire que de la vente directe, sur un secteur proche (arrêt de la revente).L’adhésion à l’association Nature et Progrès étant réalisée en pleine conscience et en accord complet sur l’ensemble de leur démarche. A l’heure de la dérive d’un cahier des charges européen, nous nous sommes tournés vers les valeurs de nos débuts et sommes actuellement militants du partage, de la solidarité, des réseaux tels les AMAP, les marchés bio et locaux (2 créés en 2 ans : Europôle à Grenoble, et Lumbin).
Notre structure de travail évolue pour être en accord avec nos désirs sociaux, environnementaux et politiques. Le mouvement de l’Agriculture biologique est né dans l’alternatif, et ne doit pas être récupéré par le système qui prédomine aujourd’hui. Il doit faire un bilan sur tous les plans : environnemental (bilan carbone des produits, déplacements), social (comment fonctionne l’entreprise bio, quelles innovations ??) et sur une politique progressiste éloignée du mensonge ambiant sur la “crise”.

Le fait de financiariser les aliments de base (céréales, …) est un scandale inadmissible.